Martha Argerich : L’enfant et les sortilèges de Olivier Bellamy
Martha Argerich : L’enfant et les sortilèges de Olivier Bellamy
» Génie du piano « , » miracle de la nature « , » cyclone argentin « , ou encore » lionne du clavier « , les expressions ne manquent pas pour qualifier Martha Argerich. Née en 1941, cette pianiste de légende, qui règne sur la scène mondiale depuis des décennies, fascine par la puissance de son jeu et le mystère de sa personnalité. Son tempérament indomptable, son caractère libre et indépendant en font un personnage très atypique dans le monde de la musique classique. Au cours d’un récit émaillé d’anecdotes inédites et de révélations étonnantes, l’auteur dénoue les fils d’une vie riche en rebondissements : de son enfance prodige à Buenos Aires, en passant par ses études à Vienne, ses débuts fracassants à Hambourg et son triomphe au concours Chopin de Varsovie, jusqu’à son abandon des récitals, aussi déconcertant que frustrant pour son public… De ville en ville, à travers les compagnonnages musicaux, les amours et les amitiés, se dessine le portrait intime d’une artiste profondément humaine.
Biographie de l’auteur
Olivier Bellamy est né en 1961 à Marseille. Journaliste, il anime une émission quotidienne sur Radio Classique. Il collabore également au Parisien et à Classica. Il est l’auteur de plusieurs documentaires pour la télévision (Françoise Hardy, Dee Dee Bridgewater, Renata Scotto).
- Broché: 288 pages
- Editeur : Buchet-Chastel (18 février 2010)
- Langue : Français
- ISBN-10: 2283023467
- ISBN-13: 978-2283023464
En savoir plus : Martha Argerich : L’enfant et les sortilèges de Olivier Bellamy
Voir aussi :
- Ocean’s Songs de Olivier de Kersauson
- L’olivier en Corse : Olives, oliviers, huiles
- Comment aimer un enfant suivi de Le droit de l’enfant au respect de Janusz Korczak
- Méthode de Musculation – Optimisation Turbo de Olivier Lafay
- Méthode de musculation au féminin : 80 exercices sans matériel de Olivier Lafay, Hervé Audouy















































cette artiste est géniale à tous les points de vue. Sa façon de jouer et les sonoritées qu’elle nous offre sont surement du domaine
« céleste ». C’est un pur génie. (Elle à horreur qu’on lui dise !)…
Note : 5 / 5
Le Buenos Aires de la fin des années 40 et 50 est un paradis pour la musique instrumentale et vocale. Toutes les stars se précipitent sur cette scène, et les anciens nazis cotoient l’élite musicale juive. C’est dans cette effervescence musicale qu’en 1948, Martha Argerich, une petite pianiste de sept ans, donne son premier vrai concert, interprétant notamment le concerto n° 20 de Mozart et le premier concerto de Beethoven. C’est, l’effet de rétrospective aidant, le début de la carrière phénoménale de l’une des plus grandes artistes du monde, prodigieusement douée, d’une intelligence musicale et de capacités de mémorisation hors du commun. C’est le point de départ de la vie publique d’un personnage qui, de son enfance à maintenant, est une synthèse des héroines de la « Nouvelle Vague, » plus vraie qu’aucune actrice professionnelle, androgyne aux cheveux longs, indépendante et fataliste, libre comme l’air et un tantinet superstitieuse, amoureuse comme celles qui ne croient pas à l’amour tout en tombant à pieds joints dans ses pièges, indisciplinée et minutieusement perfectioniste une star dont la vie rencontre celle des autres grands pianistes (et autres interprètes majeurs) du vingtième siècle et du début de ce siècle.
Ce livre d’Olivier Bellamy est exceptionnel. Il est remarquablement documenté comme les bons livres d’histoire, mais, et contrairement à ce qui plombe souvent les ouvrages sur des personnages encore vivants, il est sans lourdeurs hagiographiques ou considérations pontifiantes. L’auteur, en ne cherchant pas à se faire valoir, a écrit un ouvrage où l’on a, à tout moment, envie de lire la suite, qui a la fluidité d’un roman. Si vous ne connaissez rien à la musique classique, vous aurez, à coup sûr, envie de voir de quoi il s’agit et vous filerez sur YouTube pour écouter jouer Martha Argerich. Impossible de ne pas craquer à son Gaspard de la Nuit, à la Polonaise N°6 de Chopin ou au Concerto No. 1 de Tchaikovsky, sous la direction de l’un de ses maris, Charles Dutoit avec l’Orchestre de la Suisse Romande à Genève en 1973. Achetez le bouquin!
Note : 5 / 5