Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu illustré par la peinture traditionnelle japonaise de de Murasaki-Shikibu et Estelle Leggeri-Bauer
Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu illustré par la peinture traditionnelle japonaise de de Murasaki-Shikibu et Estelle Leggeri-Bauer
Le célébrissime Dit du Genji est une fresque fabuleuse qui permet de se glisser dans la cour impériale du Japon médiéval, et c’est surtout le chef-d’oeuvre des chefs-d’oeuvre dont Borges a dit qu’il n’avait jamais été égalé. –Lire, André Clavel
Description
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Présentation de l’éditeur
Texte fondateur du roman japonais, Le Dit du Genji ou Genji monogatari, écrit par une femme en l’an 1008 dans l’atmosphère raffinée de la cour de Heian, actuelle Kyôto, relate la vie du prince Genji le Radieux et apporte un éclairage exceptionnel sur la culture japonaise : poésie, musique et peinture accompagnent le Genji en politique et en amour tout au long de sa vie.
Murasaki-shikibu a trouvé les modèles de ses personnages parmi ceux qu’elle côtoyait à la cour impériale de Heian, et les a dépeint avec un extraordinaire souci de l’analyse psychologique. Elle se distingue par sa sensibilité dans la description de l’impermanence des choses et des êtres ou encore son habileté à construire un récit complexe, peuplé de dizaines de personnages aux destins croisés.
Les scènes de la vie du Prince Genji ont inspiré les artistes dès le XIIe siècle. Les Genji-e, littéralement les « images du Genji », constituent un courant pictural propre, d’une richesse dont on ne trouve aucun équivalent dans la peinture profane mondiale.
Après sept années de recherches iconographiques et plus de 2 500 peintures recensées, 520 oeuvres du XIIe au XVIIe siècle et 450 détails en couleurs ont été sélectionnés, pour la plupart inédits en occident.
Des autorisations exceptionnelles nous ont permis de photographier d’autres oeuvres uniques des collections impériales japonaises, de monastères, de musées privés et nationaux, de fondations et de collections privées à travers le monde entier.
Classés « Trésors nationaux » au Japon, l’intégralité des plus anciens fragments de rouleaux qui ont subsisté depuis le XIIe siècle sont reproduits dans cette édition.
500 commentaires iconographiques rédigés par Estelle Leggeri-Bauer, spécialiste de la peinture narrative japonaise, nous éclairent sur les rapports entre le texte et l’image, la symbolique, la religion et la société de l’époque.
Ses recherches très approfondies, tant au niveau de l’iconographie que des commentaires, confèrent à cet ouvrage une dimension culturelle tout à fait inédite.
En savoir plus : Le Dit du Genji de Murasaki-shikibu illustré par la peinture traditionnelle japonaise de Murasaki-Shikibu et Estelle Leggeri-Bauer
Voir aussi :
- Cent énigmes de la peinture de Gérard-Julien Salvy
- Du Spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier de Wassily Kandinsky
- Histoire de l’art et des styles : Architecture, peinture, sculpture de l’Antiquité à nos jours de de Patrick Weber
- Petit Larousse illustré 2010
- Photoshop CS4 pour les nuls de Peter Bauer















































Le Dit du Genji est l’oeuvre de Murasaki Shikibu, dame d’honneur à la cour de l’Impératrice Akiko. Rédigé au XIe siècle, il constitue un roman majeur de la littéraure japonaise. Il s’agit d’un récit poétique et romancé illustrant la vie sentimentale et esthétique d’aristocrates raffinés à la cour impériale de Heian, dans le Japon des Xe et XIe siècles. A cette époque la cour avait atteint un sommet de magnificence où la culture et les arts jouaient un rôle primordial. C’est dans cet environnement que se déroulent les aventures amoureuses du Genji, de ses amis et de leurs descendants. Complexe, cette oeuvre aborde également des thèmes artistiques, culurels, moraux, philosophiques et religieux pertinents à cette époque. Les allusions au monde occulte sont nombreuses, tout comme certaines autres d’ordre mystiques ou surnaturelles qui permettraient d’appréhender ce dit comme un conte ésotérique bouddhiste. Il ne faut donc pas être surpris que, même si transmis depuis plus d’un millénaire,cette oeuvre littéraire ne cesse d’intriguer, séduire et fasciner ses lecteurs.
Au lecteur qui souhaiterait entreprendre la lecture de cette oeuvre pour une première fois, c’est cette édition de Diane de Selliers qu’il faut recommander. Cette édition se distingue entre-autre par l’ajout d’un livret d’accompagnement essentiel qui évite aux lecteurs la confusion que créée dans le texte l’utilisation de surnoms littéraires et de titres de fonction plutôt que leurs noms pour identifier les personnages. De surcroît l’abondante iconographie qui illustre cette édition confère à la lecture de l’oeuvre une dimension additionnelle permettant d’approfondir la connaissance et la compréhension du texte par l’analyse simultanée des Genji-e qui lui sont associés et des commentairs qui l’accompagnent et l’expliquent.
J’aurai pris une saison entière pour lire ce Dit, car il faut s’adapter à son rythme descriptif et très lent, ainsi qu’au langage ancien utilisé par André Sieffert pour sa très belle traduction. Mais ce fut somme toute une très belle saison car le plaisir de lire fut au rendez-vous chaque jour.
Note : 5 / 5
Un ouvrage à conseiller à tous les amoureux du Japon et de sa culture si raffinée. Entre les superbes illustrations retraçant plus de 500 ans de peinture japonaise (une vraie anthologie!), les commentaires qui vous dévoilent la richesse de cette civilisation et le roman de Murasaki-shikibu qui vous transporte au XIe siècle à la cour impérial, c’est un régal!
Note : 5 / 5
Nous Japonais apprecions beaucoup ce livre qui n’est pas encore exsiste au japon comme si haute qualite. Nous profitons ce livre (malgre la langue etrangere) et remercions a la culture francaise qui avait fait editer notre patrimoine……
Note : 5 / 5
Le « Dit du Genji » est un des sommets de la littérature universelle, et le premier grand roman psychologique mondial. Il a été écrit par une Dame de Cour, Muraski Shikibu. Traduit et publié une première fois par le grand japonologue René Sieffert, en 1988, il est ici réédité avec plus de cinq cents illustrations. Evidemment, le prix est assez élevé, mais les pages sont de toute beauté. La qualité photographique est remarquable, le choix iconographique exceptionnel…Même le Japon ne dispose pas d’une telle édition de son chef d’oeuvre ! Pour ceux qui aiment la grande littérature et les beaux-arts…
Note : 5 / 5