Hamlet ~ William Shakespeare
Hamlet ~ William Shakespeare
Pour mener à bien sa vengeance sans éveiller les soupçons, Hamlet feint la folie. Lorsque le fantôme de son père lui révèle que Claudius, souverain actuel et frère du défunt roi, est le meurtrier de celui-ci, on s’attend à une stratégie ingénieuse, d’autant que le prince semble plein de courage, d’insolence et d’esprit. Or, durant quatre actes, il ne commet qu’un seul meurtre, conséquence d’une erreur de perception. À la fin de la pièce, il venge son père, mais in extremis.
Hamlet est une tragédie intérieure, presque intime, dont le rythme est motivé par les hésitations du héros qui donnent lieu à des scènes superbes de grandeur pathétique, car elles disent l’aspiration de l’homme à la liberté et au repos, malgré l’enfermement obsessionnel auquel l’existence le condamne. Tragédie du doute, voyage dans un esprit qui ne rêve que d’immatérialité mais ne parvient pas à prendre son envol, Hamlet, pièce mélancolique, nous invite à un saut existentiel. –Sana Tang-Léopold Wauters
Présentation de l’éditeur
Quatrième de couverture
Sur la lande d’Ecosse, des sorcières annoncent à Macbeth qu’il sera roi : prélude à une tragédie de nuit et de sang. Le guerrier irréprochable se transforme en criminel sacrilege et halluciné, obsédé par ses propres forfaits. Une terriffiante plongée dans les virtualités maléfiques de la nature humaine, un tableau toujours actuel de la tyrannie politique et de son univers de chaos. Mais aussi un superbe poème dramatique où se lit la souffrance d’une conscience monstrueuse et les clartés intermittentes de l’espoir.
- Broché: 127 pages
- Editeur : J’ai lu; Édition : Texte intégral (28 janvier 2004)
- Collection : Librio Théâtre
- Langue : Français
- ISBN-10: 2290335290
- ISBN-13: 978-2290335291
Prix : EUR 1,88
En savoir plus : Hamlet de William Shakespeare
Voir aussi :
- Hamlet – Othello – Macbeth
- La Figure humaine : Apprendre à dessiner pas à pas de William-F Powell
- Orages ordinaires de William Boyd
- 20 dissertations avec analyses et commentaires sur le thème : Le mal : Giono, Les Ames fortes ; Shakespeare, Macbeth ; Rousseau, Profession de foi du vicaire savoyard ~ Céline Bohnert, Natalia Leclerc
- Coca-cola : L’enquête interdite ~ William Reymond















































Ma fille voulait s’instruire et grace à ces livres elle connait un peu de Shakespeare.
Note : 5 / 5
Ce qui m’a toujours fascinée chez Shakespeare, c’est sa modernité et son audace.
Hamlet est une œuvre fascinante, profonde et noire. C’est également un personnage complexe, torturé et tellement humain. Cette œuvre se lit divinement bien et lorsque l’on approfondit sa lecture pour lire entre les lignes, elle n’en devient que plus intéressante.
Shakespeare est un auteur d’une grande modernité et d’une grande qualité.
Note : 5 / 5
Mêlant surnaturel, violence meurtrière et quête assoiffée d’un pouvoir sans limites, Macbeth symbolise cette envie démésurée qui habite le coeur de tout homme.
Ce texte d’une noirceur flamboyante brule le lecteur bien après que sa lecture ait été achevée. On se sent en transe, habité par quelque chose qui remue au plus profond de soi, inquiet de ce qui est révélé, confondu devant le vertigineux de l’entreaperçu.
Oui « la vie est une histoire pleine de bruit et de fureur racontée par un idiot et qui ne signifie rien », oui la fureur de dominer ouvre les portes de la mort, oui le remords le plus destructeur n’efface pas la faute.
Une fois l’acte effectué, la boite de Pandore s’ouvre et seule la fin de l’assassin termine le combat.
Cette pièce fait tout simplement partie des chefs d’oeuvre de la littérature mondiale.
Note : 5 / 5
« Hamlet » est mon polar préféré. Bon, d’accord, vous me direz que c’est une pièce de théâtre, écrite de surcroît voilà plus de quatre siècles. Mais qu’importe! Tout y est! Du sang, du sexe, une fieffée crapule, une femme fatale, un héros « borderline » et des tonnes de rebondissements, sans oublier une petite touche de fantastique pour faire bonne mesure! Que demander de plus? L’histoire est connue, mais j’en touche un mot. Une nuit, sur les remparts du château d’Elseneur, le prince Hamlet rencontre le spectre de son père récemment décédé. Or celui-ci lui révèle non seulement qu’il a été assassiné, mais aussi le nom de son assassin. Après quoi il lui confie la mission de le venger. Pour accomplir cette mission, Hamlet décide alors de simuler la folie…
Premier atout de cette pièce, évidemment, la qualité de son style. Un style tour à tour imagé, poétique, tempétueux, spirituel, mélancolique, introspectif, un style qui se joue sans effort de toutes les contraintes de la prosodie et porte le « blank verse » à un degré de perfection inégalé. Deuxième atout, la variété des thèmes abordés, des thèmes essentiels, intemporels, à connotation souvent philosophique, et qui, au fil de la pièce, se chevauchent, s’entrecroisent, conversent les uns avec les autres: vengeance, ambition, pouvoir, corruption, inceste, folie, suicide, meurtre, un peu comme si, sous la plume de Shakespeare, le destin d’Hamlet devenait le catalyseur de toutes les grandes questions politiques, morales ou existentielles qui peuvent se poser à l’être humain. Enfin, à cette richesse thématique, et c’est le troisième point fort de cette oeuvre, répond la richesse psychologique des personnages, singulièrement celle d’Hamlet dont la personnalité ne cesse de se nuancer, de se complexifier tout au long des cinq actes.
Mais le plus beau, en vérité, dans ce chef-d’oeuvre de l’art dramatique, c’est qu’une fois plongé dedans, on est pris tout bonnement par son rythme, son souffle, son atmosphère pleine de menace, on se laisse porter par le pur plaisir de l’intrigue et de ses péripéties. Bien sûr que le style en est grandiose, la pensée profonde, bien sûr que le personnage d’Hamlet est subtil et ambigu, mais on veut surtout savoir quelle surprise nous réserve la scène suivante. On l’oublie un peu trop, de nos jours, car Shakespeare fait maintenant partie de la « grande culture classique » hélas réservée à une élite intellectuelle, mais en 1600, c’est le peuple qui se pressait devant ses tréteaux et Shakespeare mettait tout son art à captiver ce peuple à coups de complots, de manigances et de fourberies diverses. Oui, « Hamlet », pour moi, est un véritable thriller, un merveilleux polar élizabéthain en cinq actes. D’ailleurs, quand il l’adapta au cinéma, en 1948, Laurence Olivier l’enroba d’une esthétique clairement inspirée des films noirs alors en vogue à Hollywood, ce qui me paraît tout à fait révélateur.
Qui sait, s’il vivait de nos jours, Shakespeare écrirait peut-être de vrais polars à la James Ellroy. Hamlet serait un flic de New York ou de Los Angeles découvrant que son oncle est devenu Gouverneur de l’Etat en tuant son père et que sa mère est une garce finie. Alors, les soirs de grand blues, il irait traîner avec une bouteille de whisky du côté de Malibu Beach ou de Central Park, il se poserait le canon de son flingue de service sur la tempe et il se demanderait, le doigt sur la détente: « To be or not to be, that is the question. » Y a pas à dire, ça en jetterait!
Note : 5 / 5
Trois pièces regroupées en un livre de bonne tenue. C’est intéressant – et je le donne à lire en classe de 3ème en cours d’anglais. Le texte est traduit mais de bonne qualité, et les trois pièces regroupées sont les trois incontournables (à part Roméo et Juliette, et quelques autres, mais ne polémiquons pas).
Passion, bain de sang, fantôme…tout y est pour plaire à ceux qui ne connaissent pas Shakespeare. Ah, maintenant, acheter ou ne pas acheter…
Note : 5 / 5